L’observatoire HYBAM

L’observatoire HYBAM

Contexte scientifique

L’observatoire HYBAM (HYdro-géochimie du Bassin Amazonien) est un dispositif unique dédié au suivi long terme, hydrologique, sédimentaire et hydrogéochimique de bassins fluviaux péri-atlantiques tropicaux. Initialement créé dans le cadre d’un partenariat avec les pays amazoniens, HYBAM est dédié à l’acquisition de données sur les fleuves Amazone, Orénoque, Zaïre, Maroni et Oyapock. De précieuses données sur la ressource en eau sont acquises au travers d’un réseau de 44 stations d’observation opérant dans 8 pays (Équateur, Pérou, Brésil, Colombie, Bolivie, Guyane française, Venezuela, Congo). Ces fleuves sont des sentinelles du changement global et des changements locaux d’utilisation des terres dans des régions critiques de la planète.

Résumé

Année de départ : 1986

Localisations : Amérique du Sud, Congo-Brazzaville

Mots clés : ressources en eau, climat global, cycle de l’eau, bassin fluvial

Base de données : www.so-hybam.org

Site web : http://www.ore-hybam.org/

Responsable : Jean-Michel MARTINEZ

Questions scientifiques

L’observatoire a pour objectif l’étude hydrologique, biogéochimique et géomorphologique à grande échelle de quelques-uns des plus grands fleuves de la Terre, considérés comme des sentinelles du changement climatique et des changements locaux d’utilisation des terres. Les questions scientifiques concernent la compréhension de la variabilité hydroclimatique et des cycles biogéochimiques à l’échelle des très grands bassins fluviaux (comme le cycle du carbone) et le transport sédimentaire (évolution des reliefs). Il s’agit de mieux comprendre l’impact des activités humaines (changements massifs d’occupation des sols, déforestation, construction de barrages, exploitation d’hydrocarbures, etc.), et du changement climatique induisant l’accélération d’événements extrêmes (crues, étiages) sur le fonctionnement hydrologique et les processus d’interaction eau-roche, d’érosion et de transfert de matières dans le bassin amazonien et les autres grands bassins fluviaux

Sites et variables mesurées

L’instrumentation permet la collecte de données hydrologiques (cotes, débits, jaugeages ADCP), physico-chimiques (température, pH, conductivité, etc.) et géochimiques (COD, MES, éléments majeurs, traces, terres rares) dans 17 stations. Les analyses sont menées dans des stations in situ (grâce à des observateurs locaux) ou par le biais de stations virtuelles (suivi du niveau des rivières par altimétrie satellitaire, suivi de la charge en sédiments par imagerie satellitaire). Près de 15 000 données qui sont collectées annuellement sur l’ensemble des stations. La réalisation des mesures utilisant des protocoles standardisés et l’analyse des résultats sont effectuées en commun entre les partenaires du réseau, favorisant ainsi les échanges régionaux et nord-sud.

HYBAM compte 14 sites sur le bassin amazonien d’amont en aval (Maranon, Ucayali, Napo, Amazonas, Solimoes amont, Purus, Solimoes aval, Rio Béni, Madeira amont, Madeira Aval, Negro, Branco, Tapajos, Amazone à Obidos), deux en Guyane (Maroni, Oyapock), l’Orénoque et le Congo.

Partenaires et informations complémentaires

L’observatoire HYBAM est un système d’observation de l’INSU du CNRS. Il est coordonné au GET (à Toulouse). Il est soutenu financièrement par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’INSU, l’Observatoire Midi-Pyrénées de Toulouse. Au niveau national, il est associé avec quatre autres laboratoires français : le LEGOS à Toulouse, HSM (Hydrosciences Montpellier), l’UMR ESPACE-DEV à Montpellier et IMAGO à Brest. Il opère également avec un réseau de partenaires au sud associant des universités et instituts de recherche et des services techniques (services hydrologiques, agences de l’eau).

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